Il y a quatre ans je suis tombée un peu par hasard sur le livre de Bea Johnson « zéro déchet ». J’ai découvert ce mode de vie que je ne pensais pas possible et j’ai immédiatement voulu mettre ses conseils en application. J’ai passé plusieurs semaines à trier, évaluer, débarrasser, bref, à faire le vide autour de moi. Puis j’ai cherché des endroits où acheter sans emballage. J’en ai parcouru des kilomètres avec mes bidons!  Assez rapidement je me suis heurtée à trois gros problèmes qui m’ont découragé dans mon élan.

  1. la difficulté de trouver des magasins en vrac près de chez moi
  2. tout ces « cadeaux »  non sollicités, emballés dans de multiples sacs que je n’osais pas refuser de peur de vexer
  3. enfin le manque de soutien autour de moi… mes proches étaient assez critiques sur cette démarche un peu trop « extrême » à leurs yeux.

Au final j’ai peu à peu abandonné et j’ai même fini par racheter certains produits dont je m’étais justement débarrassée au prix de beaucoup d’efforts…un peu trop rapidement peut-être.

De cette première expérience j’ai tout de même gardé quelques bonnes habitudes. J’achète la plupart des vêtements pour mes enfants et accessoires de puériculture dans des magasins de seconde main, j’essaye de prendre toujours un sac avec moi pour les courses et j’ai limité de manière durable la quantité de produits que j’utilise pour le ménage. Quant au livre de Béa Johnson, il a passé entre les mains de presque toute ma famille et de beaucoup d’amis.

En quatre ans, beaucoup de choses ont changé. Autour de moi ont fleuri des épiceries qui proposent des produits en vrac -la dernière a ouvert à 10 minutes de chez moi. Le mouvement « zéro déchet » prend de l’ampleur et même à la Migros, ils proposent depuis peu des sacs filet réutilisables pour peser les légumes. Alors j’ai eu envie de retenter l’expérience. Je me suis fixée une semaine. Une semaine où je joue le jeu vraiment à fond.

L’avantage: l’idée est plus facile à vendre à un partenaire réticent (suivez mon regard … ). En effet, pas besoin de se débarrasser de tous les produits non compatibles avec ce mode de vie. Il suffit de les ranger dans un placard le temps du test. S’ils ne nous ont pas manqué, la prochaine fois qu’un emballage est vide, on ne le remplacera pas…. Un autre avantage: ce sont surtout les courses du quotidien qui seront concernées par le changement. On peut donc laisser de côté pour l’instant certaines questions comme par exemple « où trouver du terreau en vrac? » ou « que faire quand mon aspirateur/ordinateur/téléphone me lâche? », qui pourraient nous faire renoncer face à l’ampleur de la tâche.

Sincèrement je ne sais pas si je serai capable de vivre totalement sans produire de déchet. Mais si cette expérience temporaire me permet d’adopter encore quelques nouvelles habitudes durables, elle sera déjà un succès. Et si cette expérience donne à certains ou certaines d’entre vous l’idée de se lancer, c’est tout bonus!

Alors rendez-vous bientôt pour un premier bilan….