Les vacances d’été touchent à leur fin, c’est la saison des mûres… Mais un petit retour en arrière s’impose.

Ce printemps nous avons taillé et palissé nos mûriers car il y avait d’énormes branches qui poussaient dans tous les sens et retombaient dans le jardin.

La taille

Il faut savoir que contrairement aux framboisiers, il n’est pas nécessaire de tailler les mûriers chaque année. Mais comme les branches ayant déjà donné des fruits vont devenir moins en moins productives une taille un an sur deux permet de rajeunir la plante et d’améliorer la récolte.

La taille se fait en automne ou au début du printemps. On ne taille jamais en période de gel. De toutes manière par -20°C vous ne serez pas dans votre jardin …

Vous trouverez pleins de tutos sur le net concernant la taille. Parfois ça paraît compliqué et ca peut décourager les novices. Mais en réalité la taille sur arbustes de type ronce ce n’est pas sorcier et franchement on ne risque pas grand-chose. Au pire on perd une année de récolte si vraiment on se loupe et qu’on rase les jeunes pousses (oui, oui, je connais quelqu’un qui a rasé mes framboisiers en pensant que ca leur ferait du bien…)

Alors pour faire simple: on coupe les vieilles branches (2 ans et +) à ras du sol et on garde les jeunes. Il est facile de reconnaître les nouvelles pousses car elles sont encore bien vertes, peu ramifiée et surtout elles n’ont pas encore porté de fruits. Au final il devrait quand même vous rester au moins 5 à 7 tiges principales par plant. Par tige principale j’entends celles qui partent du sol et non les ramifications. S’il n’y a pas autant de jeunes pousses, alors on peut encore laisser une ou deux anciennes jusqu’à l’année suivante.

Voilà c’est tout…

 

 

 

Le palissage :

Palisser c’est en fait simplement guider les branches le long d’un ou plusieurs fils qu’on aura fixé entre 2 poteaux. Si on ne les palisse pas et qu’on laisse les branches pousser librement, elles deviennent vite énormes et finissent par retomber sur le sol. On peut profiter du palissage pour encore couper quelques tiges latérales qui ne poussent pas dans le bon sens et pour alléger un peu la plante.

 

 

 

mûresBon, revenons à notre récolte…

Donc je ramasse les mûres un jour sur deux voire un jour sur trois. Récolter de préférence tôt le matin ou le soir afin d’éviter un conflit avec les guêpes, taons et autres mouches qui piquent. C’est aussi important d’enlever les fruits pourris ou secs à ce moment aussi sinon on attire encore plus les mouches et autres petits insectes qui rendent la récolte beaucoup moins rigolote.

Seuls les fruits qui se détachent pratiquement sans effort son mûrs. Il ne faut pas avoir à tirer, le fruit doit presque vous tomber dans la main.

Directement après la récolte, on va bien les rincer à l’eau fraîche. Idéalement on les utilise de suite, sinon c’est dans un récipient fermé au frigo pour maximum 3 jours. Si j’ai une semaine chargée et que je sais que je n’aurai pas le temps de les utiliser, elles vont directement au congélateur.

La gelée de mûres

Pour la gelée de mûres je me suis inspirée de la recette du blog de mamouandco. Elle est inratable.

Mon truc c’est de faire une partie de la gelée avec les mûres fraiches en saison mais aussi d’en congeler une partie pour refaire de la confiture au milieu de l’hiver. Déjà, je sais pas vous, mais moi en hiver je passe plus volontiers du temps à la cuisine, et la confiture fraîchement cuite est toujours un régal.

La recette:

  • 1,5 kg de mûres avec une dizaine de fruits encore rouges (pour la pectine)
  • 1 dl d’eau
  • le jus d’un citron

Faire cuire les mûres avec l’eau et le jus de citron env. 20 minutes pour extraire le jus

Mixer

Passer au tamis, ne pas hésiter à presser la purée pour extraire un maximum de jus

Peser le jus ainsi obtenu

Ajouter ¾ du poids du jus en sucre (donc pour 1 kg de jus on ajoute 750 g de sucre)

Porter à ébullition et laisser bouillonner entre 20 et 25 minutes maximum.

Un test de gélification permet de savoir quand la confiture est prête. Pour cela on verse une cuillère à café de confiture sur une assiette froide et on observe si elle durcit en refroidissant en formant une petit couche de peau.

Remplir immédiatement les bocaux préalablement bouillis et les fermer.

Il y a deux écoles : ceux qui retournent les bocaux et les autres. Perso je ne les retourne pas, mais je les remplis à ras bord et je ne les touche plus jusqu’à ce qu’ils soient complètement refroidis.