Avoir un jardin potager c’est surtout le plaisir de faire pousser ses propres légumes et de découvrir des variétés différentes de ce que l’on trouve dans le commerce. C’est également un terrain d’expérimentation vivant pour les enfants qui prennent un énorme plaisir à planter, observer et récolter. Notre production maison apporte bien évidemment un petit « plus » dans notre alimentation même si elle ne suffit de loin pas à couvrir les besoins de notre famille. Chez nous, c’est donc la qualité et la diversité qui priment sur la quantité.

 L’emplacement. J’ai choisi l’emplacement le plus proche de la maison. Le potager est dans mon champ de vision dès que je sors sur la terrasse. Ainsi chaque fois que je passe à côté, j’en profite pour contrôler que tout va bien, enlever une mauvaise herbe, couper une branche sèche ou ramasser une fraise….C’est le meilleur moyen de ne pas oublier des légumes mûrs et de l’entretenir régulièrement. Lorsque je suis à la cuisine, j’ai vite fait d’aller chercher les ingrédients qui me manquent et surtout s’il pleut, je n’ai pas besoin de traverser tout le jardin sous la pluie.

La construction. Nous l’avons fabriqué avec des lames en composite qui nous restaient après la construction de notre terrasse. Ainsi le bac ne nous a presque rien coûté et surtout il nous a permis de débarrasser les restes de bois qui encombraient notre garage. En plus il s’intègre parfaitement avec la terrasse. La quantité de lames disponibles a défini sa taille. Nous avons rempli au 2/3 avec notre compost et complété avec plusieurs sacs de terreau. Même si le compost n’était pas encore complètement décomposé, tout ce que j’ai planté a poussé merveilleusement bien. Par contre en se décomposant, le compost s’est tassé donc ce printemps j’ai dû ajouter pas mal de terre que j’ai à nouveau mélangé avec notre compost.

L’organisation du potager.Les herbes de cuisine sont le pilier du potager. En saison elles suffisent largement à couvrir nos besoins. Les vivaces telles que la ciboulette, le thym et le romarin sont complétées au cours de la saison avec les semis de persil, de basilic ou de la coriandre. Les fraises (variété Wädenswil 6) sont consommées directement sur place, parfois au pic de la récolte, j’arrive à remplir un petit saladier que nous mangeons comme dessert avec de la crème. En choisissant des légumes qui poussent à différents moments de l’année, j’arrive à avoir une diversité intéressante malgré le manque d’espace. On commence avec les épinards dès le début du printemps. Les petits pois sont semés très tôt également. Puis les épinards laissent leur place aux salades que j’essaye de planter de manière échelonnée pour en avoir tout l’été. Cette année j’ai semé des carottes sous les petits pois, une première. Pour l’instant elles ont surtout fait le bonheur des fourmis qui passaient par là, mais j’espère qu’elles nous en laisseront au moins une ou deux pour goûter. Vers le mois de juin les petits plants de tomates sont plantés entre les salades. D’ici qu’ils grandissent, les salades auront été mangées. Mi-Juillet sonne généralement la fin les petits pois. Ils laisseront plus de place pour les tomates, la culture phare de l’été.

Tout n’est pas non plus toujours planifié, et je rentre parfois du marché avec plus de plantons que prévu, alors il faut vite improviser une place. Ou c’est mon grand qui arrive de l’école avec une pousse d’haricot, qu’il faut absolument mettre en terre… Parfois ce sont les limaces qui s’occupent de faire de la place….Mais j’ai aussi des voisins très sympas qui prennent en pension mes plants, lorsque je n’ai vraiment plus de place dans mon jardin. La diversité des plantations sur cette petite surface est telle, qu’il n’est pas nécessaire de tenir compte de la rotation des cultures d’une année à l’autre. D’ici 2 ou 3 ans, je changerai néanmoins les fraisiers, car les plants deviendront de moins en moins productifs.

 

Généralement à la fin de l’été il ressemble plutôt à ça :

 

 

 

 

 

Et vous ? Qu’avez-vous planté dans votre jardin cette année?