Entretenir un jardin potager ou une plate bande fleurie peut rapidement devenir une passion qui coûte cher. Cependant je vais vous donner ici quelques astuces pour vous en sortir à moindre frais.

  1. Privilégier les semences plutôt que les plantons

Prenons par exemple un sachet de graines pour tomates chez Sativa. Il contient 25 graines et coute 4.20 CHF actuellement.  Cela revient à 17 ct par plant de tomates. Si vous achetez un planton de tomate sur un marché aux plantons ou en jardinerie, vous débourserez facilement entre 4 et 6.- par planton. Si vous avez besoin de beaucoup de plants, la facture va très rapidement grimper. En contrepartie, il faudra commencer les semis plus tôt dans la saison et les protéger du froid s’il s’agit de tomates ou autre plantes sensibles au gel. C’est un peu plus contraignant, mais il y a de belles économies à la clé. Autre avantage, le choix variétal des semences est souvent beaucoup plus vaste.

 

  1. Planter des vivaces

N’oubliez pas que la plupart des plantes aromatiques sont vivaces. C’est le cas par exemple du thym, du romarin ou de la ciboulette,… Le persil tient deux ans. La deuxième année il monte en graine. Dans les fleurs il y a également un grand choix de vivaces.  Elles coûtent un peu plus cher, mais on les plante une fois et peuvent durer des années.

 

  1. Récupérer les plantes et les graines

La plupart des fleurs simples se ressèmeront toutes seules. J’ai semé une fois des capucines, de la bourrache et des soucis dans mon jardin. Depuis ces fleurs repoussent spontanément chaque année. Quand il y en a trop je les arrache ou je les replante quelque part d’autre. Il n’y a rien à faire, si ce n’est laisser vos fleurs s’épanouir et faner dans le jardin avant de les arracher. Pour des plantes qui nécessitent plus de soin, vous pouvez prélever les graines comme par exemple pour les tournesols.

Attention néanmoins avec les graines de fruits ou de légumes. Les graines de courges ou de tomates ne donneront pas forcément les mêmes fruits, puisqu’ils sont le résultat de croisements. Les nouvelles courges ne seront peut être même pas comestibles ! L’idéal est de privilégier les variétés anciennes qui sont en général stables.

Beaucoup de légumes repartent au printemps si vous les avez laissé en place l’hiver, comme les bettes à tondre, épinards, certaines laitues.

Lorsqu’on coupe une salade pommée, si on laisse le trognon une nouvelle salade va repousser. Et cela ne fonctionne pas uniquement avec de la salade à tondre. Il suffit de ne pas couper trop bas et de laisser le trognon dans la terre.

Enfin, vous pouvez multiplier facilement vos fraisiers en laissant les stolons se développer.

 

  1. Tenir compte du climat local avant de choisir ses plantes

C’est le cas typique : le basilique que l’on achète magnifique en mars en magasin, que l’on plante immédiatement dehors et qui crève après trois jours ! Quel gâchis ! A moins de le garder à l’intérieur dans un coin ensoleillé, de le rempoter et de l’arroser régulièrement, le mieux est d’attendre fin mai si vous vivez dans un climat plutôt tempéré-froid voire juin en altitude.  Lorsqu’on plante un arbre fruitier, il existe de nombreuses variétés plus ou moins adaptées au froid, plus ou moins précoces… Il est très important de se faire bien conseiller afin d’éviter de se retrouver avec un arbre qui ne donnera jamais de fruits.  Si votre jardin est à l’ombre il faudra choisir ses plantes en conséquence. Il existe beaucoup de sites ou on peu trier les plantes en fonction de leur besoin en chaleur ou en ensoleillement. Quant aux fleurs, on évitera les espèces exotiques qui ne tiendront pas longtemps.

 

  1. Faire sa liste de course avant d’aller en jardinerie

 Dans les jardineries tout est fait pour donner envie d’acheter une multitude de plantes ou d’articles de jardin. On a vite fait de se perdre parmi le choix qui est proposé et de ressortir avec plus de plantes qu’on a de place disponible dans le jardin et accessoirement de vider son compte en banque.

Avant de partir, il faut bien faire le point sur ce dont on a besoin ou envie, en quelle quantité, et surtout, de quelle place nous disposons, combien de pots, etc… Il faut aussi prévoir de laisser de la place pour ce qui viendra plus tard dans la saison. Bref, planifier la moindre! Il restera toujours le plaisir de choisir la variété, la couleur, mais on garde en tête le nombre de plantes que l’on a défini !

 

  1. Echelonner les plantations

 Qui ne s’est jamais retrouvé avec 12 salades à consommer la même semaine.  Après en avoir distribué un peu autour de soi, il y en aura quand même qui finiront au compost. C’est souvent le problème quand on cultive un jardin potager: tout arrive à maturité en même temps. On peut conserver certains légumes assez facilement, mais pour les salades par exemple, le mieux reste de semer par petites quantités de manière échelonnée sur 2-3 semaines. Ainsi, pas de gâchis !

  

  1. Faire son compost

Efficace, simple et gratuit : jeter directement vos restes et épluchures de fruits et de légumes dans vos plates-bandes! Ils se décomposeront sur place et serviront de nutriments pour vos plantes.

Sinon, vous pouvez aussi investir dans un composteur que vous placerez dans un coin du jardin. Néanmoins, lorsque vous débutez, il faudra s’armer de patience car selon la taille de votre ménage et la quantité de légumes que vous consommez, cela peut prendre facilement une année ou deux avant d’avoir suffisamment de compost.

Si vous avez juste un balcon ou peu de place, le lombricomposteur peut être une alternative économique et installable partout (même dans votre salon !).

 

  1. Laisser faire la nature

 Une attaque de puceron? Une plante qui a du mal à partir ? Ne pas se précipiter pour aller acheter un produit ou pour remplacer la plante. Parfois il suffit de laisser faire la nature…  la patience c’est souvent la clé de la réussite.

 

Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à venir les partager ici.